Aujourd’hui, on rencontre Anne-Gaël, qui va nous expliquer son métier et sa vision du motion design.

Peux-tu nous expliquer en quelques mots en quoi consiste ton métier ?

Le motion design est le principe de mettre en mouvement, de façon graphique, une communication. On cherche à transmettre une information, une émotion…

Que préfères-tu dans ce métier ?

J’aime le mouvement. Il y a quelque chose de magique lorsque l’on anime des éléments comme des personnages. Un dessin qui prend vie ajoute une grande dimension. J’aime également raconter des histoires et amener de la poésie. C’est possible dans tous les secteurs d’activité, même dans la finance par exemple ! Par rapport à un support figé, on peut aussi transmettre plus facilement des émotions pour toucher le spectateur.

Quelle est ta formation ?

J’ai fait des études d’audiovisuel, plutôt techniques. J’ai été graphiste pour mon stage de fin de cursus. J’ai appris sur le tas par la suite. Le motion design comme on le pratique aujourd’hui s’est démocratisé il y a 13-14 ans. Avant ça, j’ai réalisé des menus de DVD puis participé à des productions de films institutionnels pour des grandes entreprises comme Nike ou encore Orange.

Avec quels types de client travailles-tu ?

Je travaille essentiellement pour les grands acteurs de l’audiovisuel, chaînes de télévision et quelques agences. Pour la télévision, je fais principalement des habillages d’émission et des jingles. Dans les agences et boites de production, la plupart de mes missions consiste à réaliser des explainer vidéos pour expliquer un concept ou transmettre une information de façon ludique. Le dernier en date que j’ai pu faire est une présentation de produit pour la marque de cosmétiques Yves Rocher.

Depuis quand es-tu freelance ? Que préfères-tu dans cette vie d’indépendant ?

Je suis freelance depuis 2012 et j’ai été 11 ans salariée auparavant. Ce que je préfère, c’est diversifier les projets, les clients et les personnalités avec qui je travaille. En plus d’être maître de son emploi du temps, être freelance permet de ne pas se lasser. Maintenant que j’ai acquis plusieurs années d’expérience, il y a toujours une certaine part d’incertitude mais j’ai trouvé une certaine stabilité.

Peux-tu nous parler d’un projet qui t’a particulièrement marqué ?

Le projet La question Simple pour l’émission Invisible de Canal+ m’a beaucoup plu. Il a duré plus d’un an et demi avec un nouveau sujet tous les mois. J’avais une grande liberté d’expression et de création. J’ai pu expérimenter beaucoup de choses. Ce projet m’a conforté dans l’idée que l’on peut raconter des histoires autrement.

Quelles sont les différentes étapes d’un projet ?

La majorité du temps, on me donne un script. A partir de là, je propose un concept, une histoire, une direction artistique. Je fais des planches. Ensuite je réalise un storyboard : je dessine chaque scène du film. A la fin, je passe à l’animation.

J’ai une vision essentialiste du travail. Il faut mettre les ressources (temps et budget) au bon endroit et au bon moment. Si certaines étapes n’apportent rien au projet, autant mettre les ressources ailleurs. On peut se passer de l’étape du storyboard pour peaufiner les illustrations ou l’animation par exemple. C’est une question de lâcher prise et de confiance du client. Les solutions les plus créatives ressortent quand on laisse carte blanche. Cela permet de mettre plus de ressources dans la création. C’est une histoire de fioles qu’on remplit. On a une carafe avec notre temps et notre budget. On les remplit plus ou moins selon ce qui est disponible dans notre carafe. Cette façon de travailler permet de remplir davantage la fiole de créativité et l’ambition du projet. Cette recherche d’équilibre est un travail que je fais avec le client.

Finalement, il faut optimiser le temps et le budget pour donner le meilleur. L’objectif est de trouver des solutions créatives adaptées et d’avoir le message le plus impactant pour le client final.
La question à se poser régulièrement est « Qu’est-ce qui touchera le plus le public ? »

Pour découvrir le travail d’Anne-Gaël, c’est par ici.

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